2019/2020 : Retour sur nos paroles d’experts, un an après

Il y a presque un an, bien avant que le covid-19 et ses terribles conséquences, sociales et économiques n’apparaissent, FirmFunding avait interrogé 4 experts pour connaître leur point de vue sur le développement, l’utilité et l’avenir de la dette privée comme mode de financement des PME françaises. Economistes, experts de la finance ou avocat, ils nous avaient livré leurs analyses précises et complémentaires de cette source de financement, encore trop peu utilisée en France. Un an après, alors que les PME françaises, face à cette situation de confinement totalement inédite, voient peser sur leur trésorerie et leurs salariés des difficultés extrêmes, les analyses livrées par ces experts sont plus que jamais d’actualité : Retour sur ces interviews, que vous pouvez consultez dans leur globalité sur notre site internet.

Contexte

Une coïncidence d’abord : la dette privée comme mode de financement s’est développée en France en 2008, dans un contexte de crise, ainsi que le notait Michel Léger, Président du conseil de surveillance de BDO France : « Il faut remonter 10 ans en arrière, au moment de la crise de 2008, à la suite de laquelle il y a eu une pénurie de crédit traditionnel bancaire, ce qui a favorisé la montée de nouvelles formes de financements, comme le financement obligataire ».

Et lorsqu’il est accordé, le PGE a vocation à couvrir des difficultés de trésorerie soudaines et curables.

Objet

Le prêt bancaire, et notamment le PGE, n’a pas vocation à financer des projets structurants, de véritable croissance, organique ou externe, de transmission ou de développement. On retrouve ici la ligne de partition qui avait été tracée par Michel Léger : « le réseau bancaire traditionnel pourvoit au financement du BFR. En revanche, dès qu’il s’agit de financer un projet, qu’il soit industriel ou de croissance externe, le financement obligataire est présent », évoquant également les dossiers de transmission. Denis Ferrand, docteur en économie et directeur général de l’institut Rexecode, présentait même la dette privée comme une condition de croissance des PME : « L’obligataire privé apparaît comme un mode de financement qu’il faut regarder fortement parce que c’est une condition de croissance des PME », leur permettant de « franchir un cap et de capter les conditions de la croissance ».

Ainsi, une fois que les besoins de trésorerie immédiats auront été comblés, ou, pour les PME qui disposaient de la trésorerie suffisante, c’est bien la dette privée qui leur permettrait de concrétiser leurs projets de développement et de croissance.

Remboursement in fine

Pourquoi nos experts considéraient la dette privée comme attrayante ? D’abord, on le sait, parce que la dette privée est remboursée in fine. Ce mode de remboursement permet de préserver les cash-flow des PME, ce qui dans le contexte actuel de tensions sur les trésoreries, apparaît comme un avantage de taille.

Souplesse

Autre attrait, la souplesse et la possibilité de prendre en compte les spécificités des PME dans la structuration du financement : Marie-Paule Noël, avocate associée du cabinet Jeausserand- Audouard, nous avait également fait bénéficier de son expérience selon laquelle la documentation juridique était plus souple que celle mise en place dans des financements bancaires, les établissements bancaires, souvent syndiqués ayant pour impératif de respecter des standards sectoriels non modifiables.

Une promesse d’accompagnement, d’expertise et de synergies

Au-delà de l’appréciation de la documentation, Marie-Paule Noël nous avait également appris que les investisseurs étaient susceptibles d’apporter, plus qu’un soutien financier, une véritable expertise métier et que des synergies pouvaient naître entre la PME et d’autres participations dudit investisseur. C’est également sur cet aspect d’accompagnement précieux qu’Olivier Babeau, Président fondateur de l’institut Sapiens avait insisté :

« Un investisseur va être capable de comprendre le projet et d’être un vrai accompagnateur du projet de développement ».

Olivier Babeau était même allé plus loin, en identifiant la dette privée comme un des outils de développements, rapides et agiles, essentiels face à l’émergence d’un capitalisme numérique, accélérateur de changements de plus en plus abrupts.

Adaptée, souple, préservant les cash-flow et la part equity du fondateur, la dette privée, dans le contexte actuel, est plus que jamais, la solution qui permettra aux PME de rebondir et, à nouveau, de financer la croissance. Dans ce contexte inédit, plus que jamais, FirmFunding permet l’accès à la dette privée, de façon totalement digitalisée.
Finançons la croissance, autrement !

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